ERIC DUPOND-MORETTI à la barre : comment c’était ?!

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ON Y EST !!!

D’abord, je tiens à m’excuser auprès de ceux qui attendaient cet article depuis « la première » ! J’ai un peu tardé, mais je voulais absolument vous écrire un article assez complet et m’y suis reprise à je ne sais pas combien de fois avant d’être (à peu près) satisfaite de ma feuille.

Voilà déjà 3 mois que j’ai réservé mes places pour « la première » d’Eric Dupond-Moretti (« EDM ») ! Et, lorsque j’ai réservé, il y avait deux choses indispensables pour moi : être à la première et y aller avec #karen !

Je tenais vraiment à être à la première car je ne voulais pas être parasitée ou influencée par d’éventuels avis que j’aurais lu ou vu avant de pouvoir y aller moi-même … et puis dans une première forcément, il y a un goût qu’il n’y a pas dans les autres ! Par exemple, sa maman était là pour la première, ce qui a mis une émotion particulière à plusieurs moments de la représentation, notamment à la fin, au moment des remerciements. Cela ne veut pas dire qu’il n’aura pas d’émotions lors des prochaines représentations … mais c’est forcément différent d’une première (pensez à toutes vos premières fois … qu’elles soient bonnes ou mauvaises, elles ne ressemblent à aucune autre) !! Bref voilà : j’y tenais, et je tenais à y aller avec ma Karen, qui prêtait serment quelques jours plus tard (un jour peut-être, j’écrirai un article spécialement dédié à #karen, « mon âme sœur scolaire ») ! <3

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Donc c’est parti ! Allons-y pour l’article ! J’avais plein de choses à dire et je ne savais pas forcément comment agencer toutes mes idées. Fallait-il que je privilégie un plan chronologique ? ou de petites anecdotes au compte-goutte ? J’étais un peu perdue et j’ai eu du mal à me lancer … Finalement, comme vous m’avez posé beaucoup de questions, je me suis dit que ça serait plus sympa si je regroupais la plupart de vos questions, pour y répondre sous forme d’interview ! J’espère avoir réussi à être la plus complète possible mais n’hésitez pas à me laisser un commentaire sous l’article si vous avez d’autres questions, j’y répondrai avec plaisir !


  1. En BREF : c’était comment ?

J’ai beaucoup apprécié la représentation. J’ai trouvé que c’était vraiment bien. Vraiment. Certains s’attendent peut-être à ce que j’écrive que c’était « génial », « super », « extraordinaire » ; mais ce n’est pas ce que j’ai envie d’écrire. Non pas parce que je ne le pense pas, mais simplement parce que j’ai trouvé que cette représentation c’était «du» Eric Dupond-Moretti c’est-à-dire qu’elle était tout à fait à son image et donc, j’imagine que le sentiment que l’on a en sortant de la pièce, est fortement lié à la perception que l’on a déjà de lui et de ses différentes interventions !

En d’autres termes, si vous voulez du Eric Dupond-Moretti, vous aurez du Eric Dupond-Moretti ! Provocateur, subversif, honnête et entier : j’ai retrouvé sur scène, le Eric Dupond-Moretti que j’ai pu lire dans ses livres, voir en interview, dans les journaux ou sur les plateaux télé, sauf que là, je l’avais en face de moi !


  1. En quoi consiste son spectacle ? Il refait ses plaidoiries ?

Dans sa pièce, Eric Dupond-Moretti ne plaide pas. Il ne portera sa robe que quelques minutes sur l’ensemble de la représentation, minutes pendant lesquelles il reprendra une courte partie de sa plaidoirie en défense d’Abdelkader MERAH, le frère de Mohamed, qu’il a défendu aux assises en 2018.

Pour autant, je ne suis absolument pas déçue qu’il ne se soit pas livré à une reprise de ses plaidoiries les plus célèbres car, en y allant, j’étais tout à fait lucide sur le fait que je ne venais pas voir Eric Dupond-Moretti plaider ; ou en tout cas plaider « ses » dossiers.

D’ailleurs, il y a quelques mois, j’étais allée voir la pièce Plaidoiries, au théâtre Antoine, dans laquelle Richard Berry reprenait plusieurs plaidoiries marquantes de ténors du barreau (aucune d’Eric Dupond-Moretti). Je n’avais pas aimé. Ce qui m’avait posé problème c’était justement que Richard Berry, aussi bon comédien soit-il, n’est pas un avocat. J’étais sortie de cette pièce assez frustrée : voir un comédien imiter un avocat, sur des dossiers historiques avec tellement d’enjeux, ne m’avait pas séduite … Vous me direz « pourquoi être allée voir la pièce alors ? ». En fait je ne voulais pas y aller ; j’ai juste une copine qui avait très envie qu’on y aille ensemble, donc je me suis dit « je ne peux pas juger avant d’avoir vu … c’est donc l’occasion de voir et de pouvoir me donner raison ! ». L’initiative est bien sur louable, notamment en ce que la pièce permet par exemple à des profanes de voir ce qu’est une plaidoirie … Mais, personnellement, je préfère voir un avocat plaider, dans un tribunal et conseillerai la même chose à des profanes : pour vous faire une idée de ce qu’est un procès, allez dans des tribunaux !

Je suis peut-être psychorigide mais vraiment, à mon sens, un avocat ne s’imite pas, et une plaidoirie encore moins ! Une plaidoirie me parait être si unique, que je doute que le même avocat puisse plaider deux fois de la même façon. Or, si ça lui est impossible à lui, comment un comédien pourrait y parvenir ?!  

Conclusion : je n’attendais pas d’Eric Dupond-Moretti qu’il plaide. Je ne venais pas pour ça et d’ailleurs, je sais que si je tiens à le voir plaider, il me suffit d’aller le voir en audience. Donc zéro frustration de ne pas le voir reprendre ses plaidoiries, mais quand même satisfaite de l’avoir vu reprendre quelques minutes de sa plaidoirie lors du procès d’Abdelkader Merah.


  1. LA PIÈCE PARLE DE QUOI ?

C’était quand même LA grande question autour de cette représentation. De quoi allait bien parler Eric Dupond-Moretti ?! De lui ? De ses dossiers ? De sa passion pour la corrida ? De son mépris connu pour certains aspects de l’appareil judiciaire ?

Oui … finalement … il y a un peu de tout ça !

La pièce (j’ai un peu de mal à dire que c’est une pièce car je pense que c’est davantage « EDM au théâtre » en tant que lieu ; plus que « EDM fait du théâtre »). Bref donc la pièce s’ouvre sur Eric Dupond-Moretti qui revient d’audience à Strasbourg. Il a perdu un procès. Il rumine. Tout part de là. « Acquittator » comme la presse aime à l’appeler, serait donc un avocat comme les autres : il ne gagne pas toujours ; il lui arrive de perdre.

S’ouvre alors une longue période pendant laquelle Eric Dupond-Moretti raconte d’où il vient, de quoi il est parti, la première injustice qu’il a ressenti (la mort de son père, de son grand-père) … ce qui l’a amené à s’inscrire en droit (la condamnation à mort de Christian Ranucci), sa détestation pour les cours indigestes en fac de droit, qui l’a poussée à faire l’école buissonnière pour y préférer les salles d’audience et les assises.

Il raconte aussi, non sans émotion, sa rencontre avec celui qui deviendra son mentor (et dont il porte la robe aujourd’hui), Alain Furbury, un avocat toulousain, qu’il qualifie avec une émotion non dissimulée, de « père spirituel ».

Très vite, apparait le Eric Dupond-Moretti engagé, celui-là même qui dérange, énerve certains magistrats et confrères. Les magistrats justement n’ont pas été oubliés dans cette représentation.

Dénonçant le manque d’humanité de certains juges, il insiste sur le fait qu’il n’est pas possible de faire confiance les yeux fermés à l’appareil judiciaire. Au gré d’anecdotes, il plaisante sur son inimitié notoire pour certains magistrats et dénonce le fait qu’on apprenne aux jeunes avocats à se courber devant les juges, rappelant qu’un avocat se doit en principe d’être irrévérencieux. Il rappellera d’ailleurs qu’il a toujours refusé toutes les distinctions et décorations qui lui ont été proposées, déclarant fièrement que « le crachat du peuple sur la robe d’avocat c’est la seule distinction qui vaille ».

Eric Dupond-Moretti n’est pas plus tendre avec les médias, les chaines d’information en continu qui brassent du vide, bafouent trop souvent la présomption d’innocence et les garanties du procès équitable.

Il n’épargne pas non plus les réseaux sociaux et « l’invasion des imbéciles » qu’ils permettent (« Guacamole 425 » en tête de liste!). Avec la multiplication des initiatives telles que balance ton porc et autres, il dénonce la perte des principes fondamentaux du procès, du contradictoire, de la présomption d’innocence. Il condamne ces « procès publics » et rappelle que « c’est à la justice et à elle seule de recevoir des dénonciations ». Il regrette finalement que l’opinion publique se transforme en « prostituée qui tire le juge par la manche ».


  1. EST-CE QUE LA PIÈCE VAUT LE DÉPLACEMENT?

Eric Dupond-Moretti ne dit quasiment rien qu’on n’aurait pas déjà entendu dans les médias ou lu dans un de ses livres. Pour autant, cela reste une représentation ; la première dans le genre … et ça permet toujours de le voir … en vrai ! J’en suis ressortie ravie, pas déçue, pour toutes les raisons précédemment évoquées. J’aurais été vraiment frustrée de ne pas pouvoir en parler par moi-même, même pour critiquer … donc je pense que la représentation vaut le déplacement.


  1. LA PIÈCE PORTE-T-ELLE UN MESSAGE ?

Finalement, le titre de la pièce en dit suffisamment : « Eric Dupond-Moretti à la barre ». Puisqu’il est à la barre, alors il répondra à tout et de tout (mais sans contradicteur!).

Cette pièce m’a finalement donné l’impression qu’elle était l’occasion pour Eric Dupond-Moretti de remettre les choses à plat sur un certain nombre de points qui lui tiennent à coeur. Eric Dupont-Moretti s’est finalement offert une tribune pour dire tout ce qu’il avait à dire, sur à peu près tous les sujets, et notamment ceux sur lequel on l’a très souvent entendu (le procès équitable, la présomption d’innocence, les magistrats, les avocats, les médias et bien sur … la corrida !).


  1. QUE DIRE DE SON JEU D’ACTEUR ?

Mon sentiment, c’est qu’il n’a pas véritablement joué. Peut-être a-t-il forcé quelques traits déjà présents chez lui mais pour moi, il aurait pu tenir exactement le même discours s’il avait été interviewé par un journaliste dans son bureau, ou sur un plateau télé. Pour autant, cela ne m’a pas spécialement déçue car je ne suis pas venue en me disant que j’allais voir un comédien ou un acteur. Eric Dupond-Moretti est un avocat certes, mais c’est surtout un personnage à lui tout seul. Il se suffit à lui-même. Il le sait, il en joue, et je ne suis pas certaine qu’il ait attendu d’être sur scène pour le faire !

Evidemment, il y a derrière cette représentation une mise en scène, un travail d’écriture certain, tant dans le décor, la lumière, les accessoires que dans la mise en scène (par exemple, il pose le cadre en trouvant l’occasion de fumer sur scène dès les premières minutes de la pièce, cendrier bien apparent (or l’on sait à quel point Eric Dupond-Moretti sans sa cigarette … ce n’est pas Eric Dupond-Moretti).

De même, Eric Dupond-Moretti est habillé en Eric Dupond-Moretti. Il ne porte pas sa robe et sa tenue correspond en tous points à celle qu’il a coutume de porter sur les plateaux télé ou en dehors des tribunaux : pantalon et veste sombres ; chemise ouverte, chaussures et évidemment, pochette de costume.

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Témoignaient aussi de cette mise en scène les piques, les traits d’humour, les petits détails et les mimiques qui a de très très nombreuses reprises ont fait rire la salle (qui semblait, il faut l’avouer, déjà acquise à la cause du ténor). Moi, je ne riais pas. Et ça m’a perturbée. Je me suis dit « mais je suis une juriste comme la majorité des personnes qui sont là !!! … pourquoi est-ce que eux arrivent à rire et moi non ?!!! ». J’ai regardé Karen à plusieurs reprises. Elle ne riait pas non plus. Je me suis dit « bon bah ça va. Le problème ne vient pas de moi ! ».

Et puis, dans une énième vindique contre « la société moralisatrice », il lance : « et puis le député écolo qui veut qu’on dise MATRIMOINE et plus PATRIMOINE, je lui souhaite de MERDRE les élections ». Je ris. Karen aussi a ri. Je suis rassurée. Je fais bien partie de la communauté des juristes (toi mon lecteur tu ne riras surement pas car une blague rapportée c’est toujours très étrange. Et surtout quand elle est rapportée par moi !).


  1. COMBIEN DE TEMPS DURE LA PIÈCE ?

La représentation a commencé à 21h07 … Une heure plus tard, à 22h08 précisément les lumières se tamisent … Eric Dupond-Moretti est dans l’obscurité … et mon cœur s’arrête !!! « WHAAAAATTT ??!!!! C’est déjà fini ???!!! ».

Je ne peux pas vous dire pourquoi mais je n’avais pas envie que ça s’arrête. Ca m’a rappelé le concert de Beyonce et Jay-Z au Stade de France (oui oui … j’ose la comparaison sans aucun complexe). Là encore, placée au premier rang, je me souviens que j’aurais pu rester des heures à les regarder. Pas spécialement pour la musique, la scène ou parce que je serais « FAN » mais uniquement parce que j’aime observer des personnages ; m’improviser « psychologue de bas étage » (vous savez ceux qu’on invite sur les plateaux télés et qui psychanalysent des patients sans jamais les avoir eu devant eux !). Plus sérieusement, j’aime vraiment essayer de comprendre d’où viennent ces personnes, d’où elles partent et comment elles sont arrivées ici. Lorsque vous regardez des personnes qui ont réussi, je trouve que ça vous insuffle une énergie folle. Ca ne fait pas juste rêver. Ca démontre simplement que tout est possible. Et j’aime me projeter. M’imaginer que tout est possible, pour moi et pour ceux qui m’entourent. 

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Eric Dupond-Moretti, je trouve qu’il a un potentiel d’inspiration énorme. Et, en tant qu’enseignante, je pense que c’est un message important. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, c’est quelqu’un qui compte, c’est quelqu’un qui parle aux gens, qui les séduit, et qui leur inspire confiance (si vous ne me croyez pas, il aurait fallu voir les regards du public ce soir là, tout comme l’admiration que lui vouent les profanes, qui rêvent d’être défendus par lui!). C’est sûr : si j’avais eu « une classe » d’étudiants (et des places gratuites aussi), je les aurais amenés ; car à mon sens, c’est ce qui manque aux étudiants en droit et aux jeunes de manière plus générale : des figures, des images, des personnages à aimer ou à détester ; des symboles qui permettent de rêver. Certains ont beaucoup critiqué le fait qu’il se produise au théâtre, cette représentation devant apparaître comme incompatible avec la profession d’avocat. Personnellement (et cela reste un avis personnel de personne qui n’exerce pas la profession), je ne trouve pas qu’il ai déshonoré la profession. Au contraire : si Eric Dupond-Moretti ou un autre peut attirer l’attention des jeunes ou d’autres sur la profession d’avocat, les enjeux du procès, pourquoi pas créer des vocations, alors tant mieux.

Bref … je m’égare : la question initiale était de savoir combien de temps durait la représentation !

Je disais donc qu’après une heure de représentation, lorsque les lumières se sont éteintes, j’étais un peu déçue du fait que ça s’arrête… mais quelqu’un a dû entendre ma détresse car la lumière s’est rallumée … et la pièce a repris ! Elle ne finira que 35 minutes plus tard ! J’avoue que je n’aurais pas refusé une petite heure de plus, pourquoi pas deux ! Je reconnais aussi qu’à la fin de la pièce, je me suis dit « peut-être devrais-je reprendre des places pour bien la/le revoir ?!! ». Mais finalement, j’ai repris mes esprits et abandonné le projet.

Pour résumer, la pièce a donc débuté à 21h07 et s’est achevée vers 22h45 (remerciements au public compris). On est donc sur une représentation d’environ 1h35 ! La durée d’un film non ?!


  1. LA PIÈCE EST-ELLE POLITIQUE ?

C’est drôle que l’on me pose cette question car, pendant ma prise de notes (oui car j’ai pris des notes pendant toute la pièce, pour le plus grand désarroi de mon voisin de droite, qui ne devait plus en pouvoir d’entendre mon feutre glisser sur ma feuille!!!), je me souviens avoir écrit « avis perso » => politique ».

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Comme je le disais, j’ai effectivement eu du mal à considérer qu’il s’agissait d’une « pièce » ou de « théâtre » car, outre les éléments de mise en scène comme la lumière ou les accessoires, j’ai eu en face de moi le même Eric Dupond-Moretti que je peux voir à la télé. La seule différence (peut-être) c’est qu’il était un peu plus drôle, certaines de ses blagues ayant effectivement été préparées. C’est une facette que l’on découvre dans cette pièce et qu’on n’a peut-être pas l’occasion de découvrir ailleurs.

Du reste :

  • L’histoire est personnelle.
  • Les anecdotes sont personnelles.
  • Ses combats le sont tout autant.

Alors, si je devais la résumer, je dirais que c’est à mon sens une pièce personnelle et humaine.


  1. TU PENSES QU’ON PEUT ALLER PARLER AVEC LUI EN LOGE ? J’AI CRU VOIR UNE DÉDICACE !

A la fin de la représentation, je suis très vite partie. Je ne sais donc pas si certains ont pu le croiser un peu plus tard. J’imagine qu’en faisant le guet, il devait être possible de tomber sur lui (pour ceux qui rêvent de le croiser, il se produit jusqu’en février tous les soirs …), mais je n’ai pas entendu parler de dédicace !

Pour les autres, comme dit plus haut, il vous suffit d’aller aux assises par exemple !


  1. COMMENT EST LA DISPOSITION DU THÉÂTRE ?

Super beau !!!! Le théâtre de la Madeleine est vraiment un très très beau théâtre ! Je n’ai rien à ajouter !

Ah si !

Comme certains m’ont demandé où j’étais placée je vais répondre ici !!!

J’avais pris des places en « carré or » – 58euros ! C’était des places situées sur le balcon au 3èmerang et en plein milieu … donc on voyait vraiment très bien (places 346 et 348 il me semble) ! Sur la photo on a peut-être l’impression qu’être sur le balcon c’est loin mais sachez que ce sont de très belles places, qu’un théâtre c’est petit et qu’on voit donc très très bien ! Je les reprendrai sans aucun problème !

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Source : https://www.theatre-madeleine.com– photos Gilles Cohen


  1. Y’A-T-IL UNE INTERACTION AVEC LE PUBLIC ?

Il n’y a pas d’interaction avec le public, hormis à la fin, au moment des remerciements, où Eric Dupond-Moretti remercie la salle pour son soutien, sa maman etc ! C’est là le vrai instant émotion où on le sent très déstabilisé et pas vraiment à l’aise (je ne pense pas qu’il joue suffisamment bien la comédie pour tricher à ce moment là !). Ca pour le coup, c’était une facette qu’on n’avait jamais vue (et en même temps, c’est normal, ce n’est pas ce qu’on lui demande en tant qu’avocat ..).


  1. EST-IL SEUL SUR SCÈNE OU SONT-ILS TROIS ?

Eric Dupond-Moretti a coécrit la pièce avec Hadrien Raccah. La mise en scène a été faite par Philippe Lellouche, mais Eric Dupond-Moretti est seul sur scène !


  1. LA SALLE ÉTAIT PLEINE ?

PLEINE !

PLEINE !

PLEINE !

Pleine de « fans », d’étudiants, d’avocats, de quelques acteurs aussi ! Evidemment, il devait surement y avoir des journalistes, des profanes et des personnes curieuses. Mais très honnêtement, pour avoir longuement observé toutes les personnes qui m’entouraient, le public semblait déjà acquis à la cause du ténor, avant même que la pièce ne commence (peut-être « l’effet première ») !

A l’heure où j’écris, je crois qu’il y a encore quelques places disponibles, mais si vous voulez y aller, il faut vous dépêcher car elles se font de plus en plus rares ! Si quelqu’un a une place en trop et veut m’y inviter à nouveau, je viendrai avec grand plaisir 😉 !


  1. SI TU DEVAIS RÉSUMER LA PIÈCE EN UN MOT ?

Humain.


Bon ! Voilà ! Article très long (désolée) mais j’ai essayé d’être la plus complète possible pour toutes les personnes qui n’auraient peut-être pas l’occasion d’y assister, ou pour les personnes qui y auraient assisté et qui voudraient comparer leur ressenti etc etc !

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me le dire ou pour me poser d’autres questions, ça me fera plaisir !!!

A très bientôt !

Camille

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2 Commentaires

  1. Sarah
    7 février 2019 / 12:42

    Merci beaucoup pour cet article Camille ! Ne pouvant pas aller voir la pièce, tu amoindries un peu ma frustration 😃
    J’aimerai beaucoup avoir ton avis sur un point. En fait, je suis un peu déçue qu’il y ait si peu d’avocat médiatisé comme l’est EDM. Du coup, quand on dit qu’on aime bien ce personnage, on a l’impression de tomber dans la facilité, puisque c’est le plus « connu ». Alors, je n’ai sûrement pas creusé le sujet a fond, sûrement y’a t’il d’autres avocats médiatisés, mais certainement pas autant que EDM. Comment expliquer cette rareté ? Qu’il n’y ait pas plus de figure (vivante) emblématique de la profession d’avocat ? En connais tu d’autres que je pourrai découvrir ?
    Bonne continuation à toi ! ☺️

    • Camille décode
      7 février 2019 / 15:20

      Hello Sarah ! Merci beaucoup !! Comme c’est une question qui revient beaucoup (beaucoup) … je pense essayer de faire une vidéo sur le sujet très vite !!! Ça te dit ?

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