LES ÉTUDIANTS ONT-ILS LE DROIT DE FAIRE GREVE ?

Ces dernières semaines ont été marquées par des mouvements étudiants importants dans les Universités françaises (Montpellier, Tolbiac, Nanterre…), qui se sont soldés par un blocage des lieux (pour certaines d’entre elles en tout cas). Des centaines d’étudiants, enseignants et autres membres du personnels se sont donc retrouvés dans l’impossibilité d’accéder aux locaux, d’aller en cours ou tout simplement travailler.

On a pu lire, ici ou là, que les « étudiants bloqueurs » (ou manifestants de manière plus générale) exerceraient ainsi leur « droit de grève », faisant entendre leur désaccord avec le projet de loi Orientation Réussite des Etudiants (aussi appelée « loi ORE »).

Mais, dès lors que la grève peut se définir comme une cessation concertée du travail, peut-on véritablement parler et reconnaitre un droit de grève aux étudiants, alors qu’ils ne sont pas des « travailleurs » au sens juridique du terme ?

En cas de réponse négative, cela implique-t-il que les étudiants ne puissent alors jamais faire part de leurs revendications ? de leurs opinions contraires … ou tout simplement faire oeuvre de proposition ?! A l’évidence NON ! Les étudiants ont comme tous les citoyens (ou du moins la plupart d’entre eux), la possibilité de s’exprimer, de se réunir et de manifester.

Cette vidéo est donc l’occasion de faire un point sur ce fameux « droit de grève des étudiants » et les modalités qui l’entoure !

Pour voir la vidéo, ça se passe juste là :

 

Références :

  • Constitution du 4 octobre 1958
  • Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946
  • Article L.811-1 du Code de l’éducation
  • Article R.712-1 du Code de l’éducation
  • Articles 10 et 11 de la CESDH

 

 

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