Jour 132

Attention : la lecture des éléments de retranscription du procès des attentats du 13 novembre 2015 s’adresse à un public averti. Certains des propos rapportés sont susceptibles, par leur contenu ou leur nature, de heurter la sensibilité des lecteurs, et notamment des plus jeunes. Par ailleurs, toute reproduction du contenu, même partielle, sans l’autorisation expresse de l’auteur expose le contrefacteur à des poursuites.

 

EXTRAITS

JEUDI 2 JUIN 2022

 

12H15 : arrivée dans la salle d’audience. Dans le box, tous les accusés sont installés. Osama Krayem a visiblement changé de place. Il était assis hier à côté de Farid Kharkhach et est maintenant assis à côté de Sofien Ayari, avec qui il est en train de discuter. 12H45 : la sonnerie retentit. La cour entre.

EXTRAITS / Le président : « j’ai été saisi d’un petit problème technique par plusieurs interprètes, notamment un, qui m’a fait part du fait que certaines parties civiles ou certains avocats de parties civiles avaient fait reproche de traduire et parler un peu fort. Bon … je demande à tous un peu de compréhension parce que ces interprètes nous sont très précieux depuis neuf mois. (…) ».

 

Les plaidoiries individuelles des parties civiles se poursuivent aujourd’hui.


 

EXTRAITS / Maître Klugman :  « le 13 novembre, (…) c’est un attentat contre Paris. Cette ville a été frappée au cœur (…). Je plaide pour Paris. Paris qu’on a atteint. Paris qui s’est relevée. Paris qui est debout. Paris qui est là. Je suis si fier de plaider pour Paris. (…) Je plaide pour Paris, ses apéros, ses fêtes, ses agitations, ses vélos, ses vélibs, ses embouteillages. Je plaide pour cette ville libre. Une ville où on aime la liberté, autant qu’on aime s’y aimer librement. (…) Je plaide pour une ville qui est Charlie, qui est Hypercasher, je plaide pour une ville meurtrie (…). Je suis ici parce que Paris est indissociablement liée au 13 novembre 2015, pour vous annoncer que cette mémoire de ce que vous avez vécu, Paris n’en fera pas un tombeau mais un jardin du souvenir.

De toutes ces morts, de tous ces morts, de toutes ces larmes, je ne sais plus si Paris est une fête. Une chose est certaine et entendez-là bien : que ceux qui vous ont armés, que ceux qui vous ont inspirés, que ceux qui vous ont guidés l’entendent avec vous … Paris est votre défaite (…) ».

 

13H


 

EXTRAITS / Maître Rener : « (…) Je pensais vous parler essentiellement d’Audrey ; Audrey qui était stadière à la porte H ce 13 novembre. Audrey qui a vécu de plein fouet la déflagration, le flash, les bruits, la projection. (…) Pendant plusieurs mois elle a tenu malgré les premiers symptômes… et puis elle s’est effondrée. Je ne vous en dirais pas plus parce que pour elle c’est pas ça le plus important : c’est Elina. Elina c’est sa fille (…). Et Elina a assisté à l’effondrement de sa mère. Elle a été touchée par les symptômes parce que sa mère en a été touchée : la tristesse, l’hypervigilance, le repli sur soi. Et soudainement, à 7 ans, Elina est devenue le moteur de la famille : celle qui veille, celle qui se soucie, celle qui veille que sa mère prenne bien ses médicaments ».

 

13H05


 

EXTRAITS / Maître Eleini :  « (…) je voudrais maintenant me faire le porte-parole d’autres victimes qui depuis six ans souffrent. On les appelle dans la procédure les victimes contestées. Il s’agit des victimes du 48 rue de la république où s’étaient réfugiés A. Abaaoud et C. Akrouh. (…) L’assaut de cet immeuble est donné sans qu’aucune précaution n’ait été prise pour protéger ces familles. (…) Cette opération de police du 18 novembre était également une opération de communication à grands renforts de presse pour montrer que tout était mis en œuvre pour l’arrestation des terroristes. On n’a pas pris les précautions préalables pour éviter à 80 personnes des scènes de guerre équivalentes à celles qui existent actuellement à Marioupol.

(…) Jusqu’à présent, elles n’ont pas été reconnues comme victimes de terrorisme. Au contraire, ces victimes ont été diffamées, non indemnisées, et maintenant spoliées. (…) Le Parquet, en leur contestant leur qualité de parties civiles et leur qualité de victimes de terrorisme leur inflige de nouvelles souffrances. Y’aurait-il deux catégories de victimes : celles reconnues immédiatement, soutenues, indemnisées, glorifiées (…) et celles qui sont ignorées, méprisées, spoliées, diffamées, stigmatisées ? … mais peut-être est-ce par mauvaise consicence de l’état vis-à-vis de l’opération de police déployée. C’est leur dernière chance d’être reconnues comme victimes de terrorismes. (…) Je demande à la Cour de ne pas infliger de nouvelles souffrances à ces victimes oubliées ».

 

13H28


 

EXTRAITS /Maître Gameiro :  « (…) Mon client va bien. Si vous posez un regard sur son parcours depuis l’attaque du Bataclan, vous constaterez que sa vie a continué de suivre son cours. (…) C’est une vie qui se poursuit de manière ordinaire, en apparence ; en apparence seulement. En réalité, c’est une véritable fuite en avant pour en finir avec l’évènement. (…) Regarder en arrière, c’est prendre le risque de ne plus pouvoir regarder en avant (…) ».

 

13H39


 

EXTRAITS / Maître Serfati :  « (…) dans les jours qui viennent, je viendrai à la barre de votre Cour pour demander 1€ symbolique. Mais j’aimerais préciser que la véritable réparation ne sera pas l’euro symbolique mais une véritables sacntion. (…) J’attends de votre Cour qu’elle n’ait pas la main qui tremble, qu’elle entre en voie de condamnation, ce qui me permettra de dire à ma cliente que justice est passée ».

 


 

EXTRAITS / Maître Berger-Stenger :  « (…) avant le 13 novembre 2015, toutes ces femmes, ces hommes, ne se connaissaient pas. Ils ont maintenant un point commun : ils ont connu la barbarie (…). Ils ont entendu les victimes demander de l’aide. La plupart se sont sentis coupables de s’en être réchappés. Aujourd’hui, il m’est absolument impossible de relater ce que ces personnes ont vécu. (…) Même avec la plus grande imagination, nous ne pourrons jamais toucher du doigt ce qu’ont vécu toutes ces victimes … et tant mieux (…) 

(…) L’allégorie de la France, qu’on voit dans cette salle est représentée sous les traits d’une jeune femme assise, un glaive à la main. En s’immiscant entre le mur et la statue, on peut apercevoir aue la jeune femme a relevé sa robe et qu’elle laisse voir une partie de son postérieure. Chacun y va de ses explications mais pour moi il n’y en a qu’une possible : c’est un véritable pied de nez à ce rigorisme mortifère ».

 

13H58


 

EXTRAITS / Maître Ducrocq :  « (…) elle avait 31 ans, elle était régisseusse lumière au Bataclan. Elle aimait profondément cette salle. Vraisemblablement, elle ne travaillait pas ce soir-là et elle est vraisemblablement l’une des premières victimes quand les terroristes sont rentrés. Son papa, monsieur Patrick Jardin a souhaité que je prenne la parole : il s’agit moins pour lui d’exprimer sa douleur, que d’exprimer sa colère, sa haine, sa rage et son absolu besoin de vérité. Sa douleur, elle lui appartient.

Qu’est-ce qui reste à cet homme quand on sait que sa fille chérie est décédée ? Est-ce qu’on peut vraiment lui reprocher la haine qu’il a envers les responsables, tous les reponsables … et c’est ce besoin de vérité qu’il recherche. (…) Il a autant de haine envers ceux-là (Maître Ducrocq montre le box des accusés) qu’envers les hommes politiques qui n’ont pas assuré la sécurité de sa fille ».

 

14H06


 

EXTRAITS / Maître Pacheu :  « (…) Charlotte et Alexandre n’ont pas de cordon vert autour du cou. Charlotte et Alexandre n’ont pas de cordon rouge autour du cou. Charlotte et Alexandre n’ont même pas de badge. Charlotte et Alexandre n’ont pas écouté la webradio. Ils n’ont pas fait tout cela parce que faire tout cela ça veut dire s’impliquer. Ils ont fait le choix de rester juste au seuil de ce procès. Rester au seuil ça veut dire se constituer partie civile et ne pas venir à l’audience. Depuis neuf mois, vous jugez ce qui a marqué leur vie pour toujours … et eux, ils ne connaissent pas même votre visage, même masqué. De tout ce qui se passe dans cette salle d’audience, ils ne pourront avoir aucun souvenir ; rien ; même pas la sonnerie qui annonce l’entrée de la Cour ; même pas votre voix ; même de votre très léger accent ils ne garderont pas un seul souvenir. Alors à quoi vont-ils se raccrocher ? (…) Ils vont se raccrocher d’abord peut-être à cet arrêt que vous allez rendre d’ici quelques semaines. Et puis, il y aura autre chose de beaucoup plus personnel, beaucoup plus intime, auquel ils pourront se raccrocher ; c’est de se dire que ce qu’ils ont vécu a été raconté quelques instants dans cette audience ».

 

14H19


 

EXTRAITS / Maître Djian :  « (…) (il lit un poème écrit par le frère de Ludovic Moumbas, tué à La Belle Equipe) : « Boumbas, quel nom hyper classe. (…) Un frère pour moi, un ami pour tellement de gens autour du globe ; un héros pour toujours, un modèle sans détour (…). J’aurais tant aimé te dire davantage de mots d’amour, à quel point tu as bonifié ma vie de tous les jours ; à quel point tu as rendu fier tes neveux et nièces qui n’ont de cesse de te réclamer (…). Peu importe le verdict, une certitude est ancrée : un jour certain je te reverrai. Repose en paix Ludo (…) ».

 

14H27


 

EXTRAITS / Maître Courvoisier :  « (…) j’ai aujourd’hui l’immense responsabilité de porter la voix de trois merveilleuses personnes. (…) Je vous dis merveilleuses personnes mais ce sont aussi des combattants de la vie et des amoureux de la liberté.

(…) Vous voyez monsieur Abdeslam, quand Maëva parle de vous, elle dit toujours « monsieur Abdeslam », comme si malgré l’horreur que vous lui avez infligé, elle a toujours du respect pour la personne humaine que vous êtes.

(…) Je voudrais que l’on regarde vers l’avenir et vers le ciel puisqu’il y a centre-trente-deux étoiles qui nous regardent. Ces victimes font partie de nous (…). Vous, monsieur le président, mesdames, monsieur de la Cour, vous leur devez la justice ».

 


 

EXTRAITS / Maître Godefroy :  « (…) aujourd’hui, Grégory, Jean, Cyrielle sont en vie, même s’ils ont laissé une partie d’eux au Bataclan (…). Ils n’attendent pas de la justice qu’elle efface ces infirmités définitives (…). Rien n’effacera ces actes de rouge et de noir ; rouge tel le sang qu’ils ont fait couler, noir tel les ténèbres dans lesquels ils ont voulu nous placer. En rouge et noir, comme nos robes aujourd’hui ».

 

15H35 : l’audience reprend.


 

EXTRAITS / Maître Metzker :  « les survivants du V13 ont cotoyé l’indicible. Ils ont cotoyé la mort de si près, de trop près, alors qu’ils étaient si jeunes. A 28 ans on ne meurt pas.

Les survivants de la Shoah ont eu du mal à parler. (…) Le procès de Nuremberg les a aidés en condamnant les dignitaires du IIIe Reich et en donnant la parole aux survivants. Le devoir de mémoire a pour but de redonner vie. Nous avons tous ce pouvoir quasi divin. Il suffit de plaider la mémoire d’un disparu. (…) Les 131 noms résisteront à l’oubli ; j’en suis persuadé. Espérons qu’un mémorial des victimes du 13 puisse voir le jour. Le législateur doit traiter cette situation d’urgence vitale. (…) Les orphelins du 13 doivent être pris en charge totalement. A travers l’histoire de mon client, on pourra appréhender toute la tragédie qui entoure son histoire personnelle et familiale ».

 

15H58


 

EXTRAITS / Maître Ghozlan :  « (…) On ne choisit pas d’être une victime du terrorisme et dans les jours, les semaines, les années qui ont suivi, pour tous les trois c’était l’isolement, les propos maladroits, les gestes indélicats ; la difficulté de parler, de raconter et puis la difficulté de reprendre une vie ; celle de trois hommes qui étaient juste venus là pour faire la fête.

(…) Monsieur le président, je n’avais pas prévu de prendre la parole à votre audience. Et puis, il y a quelques jours, un rescapé des camps est décédé. Pendant cinquante ans, il s’est tu, il n’a pas parlé, il n’a pas raconté ce qu’il avait vécu. Et désormais, il témoignait. Il disait à son auditoire : vous êtes maintenant les témoins des témoins. Alors, moi qui les ai entendus, je ne pouvais pas garder pour moi ces dépositions. Vous n’êtes pas les témoins des témoins ; vous êtes des juges, professionnels qui plus est … c’est votre office de les entendre ».

 

16H13


 

EXTRAITS / Maître Delas :  « (…) Le troisième propos me paraît être une synthèse. Il a été reproduit par le professeur Zagury dans une expertise psychiatrique : la banalité du mal. L’affligeante banalité du mal. C’est ce que vous avez à juger

« Vous n’aurez pas ma haine », c’est un idéal vers lequel on doit tendre. Certains le peuvent, d’autres ne le peuvent pas. (…) Il faut pardonner à ceux qui ne peuvent pas dominer cette haine ».

 

16H37


 

EXTRAITS / Maître de Vareilles Sommière :  « (…) Etienne et Redda étaient au Carillon ce soir-là. Ils ont vu la mort ce soir-là. Ils nez sont pas venus, vous ne les avez pas entendus. (…) Vous n’avez pas entendu Etienne dire qu’il a rampé jusqu’aux toilettes. (…) Vous ne l’avez pas entendu vous dire qu’il a fini par se réfugier derrière le sèche-main pour protéger le haut de sa tête (…). Vous ne l’avez pas entendu vous dire qu’en se glissant derrière ce sèche-main, il l’a allumé ; qu’à ce moment-là il était certain d’avoir condamnés à mort tous ceux qui étaient cachés avec lui.

(…) Redda non plus n’est pas venu vous parler ; venir vous dire qu’il était étudiant en droit à l’époque … qu’il avait en tête le droit des affaires et que les attentats ont orienté sa carrière de pénaliste ; le pénal pour comprendre, le pénal pour expliquer ; le pénal comme pied de nez : « vous m’avez tiré dessus, je vous défendrai ».

(…) Eugénie non plus elle n’est pas venue vous parler. (…) Eugénie, le 16 novembre, elle est retournée à l’Université. Elle était en Master 2 de géopolitique à Paris 1. Elle s’est retrouvée confrontée à un corps professoral qui ne comprenait rien à ce sujet. (…) Eugénie a dit à un professeur qu’elle était au Petit Cambodge. Il lui a répondu en deux mots : « et alors ? ». Il n’a rien compris à sa fragilité et sa souffrance ou il n’a rien voulu comprendre. Il l’a blessée de plus belle et il l’a laissée seule ».

 


 

EXTRAITS / Maître Pichon :  « (…) Je vous refuse le droit d’utiliser ce nom noble de combattant de Dieu. Je vais vous faire un aveu : je ne suis pas Charlie. Je suis pour la liberté d’expression totale et je suis profondément choqué par les Unes de Charlie Hebdo et je comprends que vous ayez été profondément choqués parce que je suis moi-même catholique (…). Mais, ce que vous n’aviez pas le droit de faire, au nom même de Dieu, c’est d’utiliser son Saint nom pour transgresser le plus important de ses commandement à savoir « tu ne tueras point ». Si Dieu existe et je crois qu’il existe, il est tout puissant. Il a la possibilité de faire taire instantanément par sa foudre (…) et s’il ne le fait pas c’est qu’il nous laisse libre de l’aimer ou de ne pas l’aimer. Vous vous êtes fait des justiciers de Dieu et ça c’est le suprême blasphème. Se prendre pour Dieu pour tuer en son Saint nom c’est un double blasphème ; c’est un sacrilège et vous n’aviez pas le droit de le faire. (…) Vous avez encore le temps de briser cette carapace et de demander un pardon ; pas un pardon de taqiya, un pardon sincère ».

 

17H10


 

EXTRAITS / Maître Baron :  « (…) Monsieur Abdeslam nous dit qu’il aurait renoncé à se faire exploser par humanité. (…) Mais cette raison, le motif mis en avant m’interroge : en effet, cette raison n’est nullement compatible avec ce qui nous est dit depuis le début de ce procès pour tenter de justifier l’injustifiable. (…) Monsieur Abdeslam, du fait d’un double dysfonctionnement, votre gilet n’explose pas : vous faites partie des premiers survivants des attentats du 13 novembre 2015. Vous êtes un miraculé ! C’est comme si vous aviez transformé votre gilet explosif en un gilet de sauvetage. Alors, une fois qu’on a compris cela, vous comprenez qu’il est particulièrement compliqué de vous entendre, lorsque vous expliquez que vous avez renoncé à vous faire exploser par humanité. 

(…) Si je vous présente ainsi ma réflexion, c’est pour vous devancer cette fois-ci monsieur Abdeslam. Sur un chemin tellement difficile mais libérateur : celui de la vérité. Chemin qui n’est pas une impasse car je suis intimement persuadé que cela peut et doit vous permettre de gagner en liberté. (…) Si vous voulez que ce petit gars de Molenbeek que vous êtes avant tout soit aussi entendu : laissez-lui une place. Faites-le pour lui, faites-le pour vous ».

 


 

EXTRAITS / Maître Sarda :  « (…) je suis là pour un très court instant, de façon presque symbolique pour déchirer le silence dans lequel se sont enfouis Lea et Quentin Ardouin, les enfants de Thierry Ardouin, tué sur la terrasse de La Belle Equipe. Ils avaient 12 et 13 ans à l’époque. Leurs parents étaient séparés, ils voyaient leur père un week-end sur deux. Ce week-end, c’était celui de Thierry. Lea et Quentin devaient participer à cet anniversaire à La Belle Equipe. Mais par chance, ce soir-là, Thierry a fini trop tard et a prévenu leur mère en lui disant « si ça te dérange pas, on va échanger » (…)

(il explique que Lea et Quentin sont aujourd’hui habités par un certain nombre de questionnements) : « si nous y avions été, est-ce qu’on serait morts ? (…) Si nous y avions été, est-ce que papa aurait été toujours vivant ? (…) ».

 


17H44

Le président : « bien ! Nous avons terminé les plaidoiries pour aujourd’hui. On poursuivra donc demain à partir de 12H30 ».

 


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