Ce que personne ne nous apprend à la fac de droit
Vous passez des heures à apprendre vos cours, vous coloriez et post-itez vos codes dans tous les sens, vous connaissez des dizaines de jurisprudences sur à peu près tous les thèmes, vous apprenez des protocoles par cœur… et malgré ça, vos notes ne suivent pas. Je sais à quel point ça peut être frustrant car je suis moi-même passée par là. De la très bonne élève qui réussit sans difficultés, je suis passée à l’étudiante dépassée dès le premier semestre de la fac de droit. Tellement dépassée que l’impossible s’est produit : je me suis retrouvée aux rattrapages avec la quasi-totalité des matières de première année à repasser.
Je ne comprenais pas : comment cela pouvait arriver avec la quantité de travail que je fournissais ? Il y avait forcément une réponse, quelque chose à changer. Alors je me suis remise en question et j’ai cherché à comprendre ce qu’on attendait de moi. C’est ainsi qu’à l’été 2007, je me suis lancée à la recherche de « la bonne méthode pour réussir ses études de droit ».
Le paradoxe des études de droit
Un étudiant en droit qui va jusqu’au Master 2 découvrira une cinquantaine de matières pendant ses études. Droit de la famille, droit constitutionnel, droit des contrats, droit pénal, droit du travail, droit international, droit fiscal… La liste est longue, et chaque matière vous emmène dans un nouveau monde de connaissances avec son vocabulaire, ses références, ses fondements et arrêts.
Mais dans cet océan de connaissances, il y a une matière qui n’est presque pas enseignée, alors même qu’elle est la seule à concerner toutes les matières de toutes les années : LA MÉTHODE.
Je ne vous apprends rien en vous disant que la plupart des examens et concours de droit tournent autour de trois types d’exercice : la dissertation, le commentaire d’arrêt et le cas pratique. Mais, vous êtes-vous déjà demandé à quoi servait la dissertation ? Quel était l’objectif d’un commentaire d’arrêt ou encore ce qu’on attend dans un cas pratique ? Savez-vous vraiment lire un énoncé ? Faire le rappel des faits ? Rédiger une introduction ? Formuler une question de droit ? Poser un plan ou encore trouver les titres de vos parties ?
La réalité, c’est que vous ne le savez pas vraiment. Et on ne peut pas vous en faire le reproche si personne n’a jamais pris le temps de vous l’expliquer clairement. C’est tout l’intérêt de la méthode, car elle ne laisse rien au hasard. La méthode vient poser une règle claire pour répondre à chacune de ces interrogations. Et c’est parce qu’elle est claire, logique et stable, que la méthode vous apporte la confiance dont vous avez besoin pour progresser.
Alors c’est quoi « la méthode » ?
Lorsque je parle de méthode, je ne parle pas de conseils vagues du type « soignez votre introduction », « dégagez le sens, la valeur, la portée de l’arrêt », « structurez bien votre plan ». Non. Je parle de véritables règles réfléchies, claires, efficaces et capables de s’adapter à toutes les matières.
Le dictionnaire Larousse définit la méthode comme un « ensemble ordonné de manière logique de principes, de règles, d’étapes, qui constitue un moyen pour parvenir à un résultat ». Si je voulais simplifier, je dirais : la méthode, ce sont les règles qu’on doit appliquer pour pouvoir parvenir au résultat qu’on recherche. Et dans notre cas, le résultat qu’on recherche c’est : la clarté du raisonnement. Or, votre raisonnement ne pourra jamais être clair si vous ne comprenez pas les fondements même des exercices qui vous sont donnés.
Prenons pour exemple le fameux conseil « quand tu fais un commentaire d’arrêt, il faut dégager le SENS de l’arrêt, la VALEUR de l’arrêt et la PORTÉE de l’arrêt »… conseil qui donne lieu à des plans construits de cette façon :
- IA Sens
- IB Valeur
- IIA Portée
- IIB ??? « Je mets quoi dans le IIB ??? 😬 ».
Conclusion : sans méthode efficace, vous tâtonnez et improvisez.
Les effets d’une (bonne) méthode
La méthode c’est presque magique car en étant discipliné, on peut se transformer très rapidement. La réalité c’est que les règles de méthode ne sont pas compliquées à comprendre, mais elles demandent de la volonté et de la discipline pour être constamment appliquées. Si au début, il peut être perturbant de se défaire de ses automatismes et mauvaises habitudes, très rapidement, on ressent les effets bénéfiques de la méthode. Grâce à elle :
- Vous comprenez enfin ce qu’on attend de vous,
- Vous arrivez à structurer votre raisonnement, même quand vous n’avez pas toutes les connaissances de fond,
- Vous développez des automatismes qui vous font gagner du temps,
- Vous prenez confiance en vous.
Mais gardez à l’esprit que cette méthode, elle ne commence pas le jour de l’examen ou au moment de rédiger un devoir. Elle commence bien avant puisqu’elle concerne aussi la façon dont vous vous organisez, dont vous apprenez vos cours ou utilisez vos codes. Bref : la méthode c’est un tout, une manière de travailler, de penser et de réfléchir !
Et puisqu’un exemple vaut mille mots, regardons, à partir d’un exemple concret, ce que la méthode peut changer dans la vie d’un étudiant.
LE RAPPEL DES FAITS
SANS méthode
AVEC méthode
LA QUESTION DE DROIT
SANS méthode
AVEC méthode
LE SYLLOGISME
SANS méthode
AVEC méthode
« Je suis convaincue qu’une bonne méthode fait davantage progresser un étudiant que l’accumulation de connaissances de fond ».
Camille Décode
On commence quand ?
Travailler avec moi, c’est d’abord accepter de remettre à plat sa façon de travailler. Pas pour tout recommencer à zéro, mais pour construire sur des bases solides.
Si vous voulez en savoir plus sur mon approche, vous pouvez découvrir ma méthode ici, vous inscrire aux masterclass, prendre un cours avec moi ou décider de travailler en autonomie avec mes ressources en ligne.

